Choisir ce qui est bon pour soi...

Dernière mise à jour : 23 nov. 2021

Depuis quelques semaines, au travers de mes lectures, je suis en train de prendre conscience de comportements que j’ai pu avoir ou que j’ai pu observer chez certaines personnes de mon entourage. Les comportements dont je parle sont des réactions à des situations du quotidien, souvent professionnelles, mais pas seulement. Il s’agit aujourd’hui de parler de responsabilisation ou de déresponsabilisation, de proactivité ou de passivité. Dans mes propos, il n’y aura aucune forme de jugement, étant donné que ces comportements sont souvent inconscients et sont présents en nous pour diverses raisons.


Mon article repose sur des principes tirés de la GESTALT, théorie philosophique et psychologique très intéressante et percutante.


Prendre soin de soi

Nous vivons chaque jour avec des besoins satisfaits ou non, créant ainsi des satisfactions ou des frustrations. Face à ces manifestations, nous pouvons choisir de subir ou de réagir. La frustration est un levier pour réagir et apporter un changement. Le sentiment qui en découle peut nous mener à manifester un comportement proactif, qui nous tire vers le haut.

Mais parfois, cette frustration conduit à une forme de résistance, les besoins ne sont pas satisfaits et nous développons un comportement qui nous tire vers le bas.

J’ai surtout envie de développer ce dernier cas, c’est-à-dire le comportement de la victimisation, car c’est celui qui provoque le plus de blessures à l’intérieur de nous-même sans que nous en ayons conscience. Nous sommes perdants dans ce cas au niveau émotionnel et au niveau comportemental.



Frustrations

Prenons l’exemple d’une personne qui se rend à son travail chaque jour de plus en plus triste, dégoûtée par ce qu’il s’y passe, en colère à cause de situations inacceptables selon elle, apeurée de devoir affronter encore et encore les mêmes crises. Elle déborde de frustrations, ses besoins sont de moins en moins satisfaits.

Lorsque cette personne réagit de façon réactive, elle développe des comportements de victimisation. De cette manière, elle ne répond pas à ses besoins initiaux et elle entre dans une phase que nous appellerons « passivité ».


Dans cette phase descendante, dite de passivité, 5 étapes sont reconnues. Le franchissement de chacune de ces 5 étapes se fait tant que la personne ne réagit pas, tant qu’elle se comporte comme une victime, tant qu’elle cherche et trouve les responsables de son mal-être à l’extérieur d’elle-même, tant qu’elle se déresponsabilise, tant qu’elle résiste à ce qui est en train de se produire autour d’elle.


Pour que nous comprenions bien chacune de ces 5 étapes, je vais les passer en revue les unes après les autres. La personne se rend à son poste de travail, ses besoins ne sont pas satisfaits. Elle a un sentiment de tristesse, ou même de colère, mais elle est dans l’incapacité de gérer ses émotions. L’ordre n’est pas choisi au hasard, c’est bien dans cette logique que le comportement dit ‘passif’ se développe :


Peur

1- La première étape est celle que nous nommerons « la fuite ». Cette personne ne se sent pas bien, mais elle ne l’exprime pas. Elle contient sa frustration, elle continue à travailler en contenant ou étouffant ses émotions. Elle se dit à ce moment-ci que ce qu’elle ressent n’est pas important et que l’ambiance autour d’elle est bien plus importante à préserver. Donc elle se tait tout simplement. Elle n’est pas vraiment à l’écoute de ses besoins, elle peut même les minimiser si elle réussit à les conscientiser.

Elle "s’en fout" dans le sens où elle fuit son état émotionnel !!


Sur adaptation

2- Pour pouvoir supporter cette situation, la personne entre dans la seconde phase et elle va développer « la sur adaptation ». C’est au-delà d’une adaptation. C’est la faculté à ne pas prendre en compte ses besoins en se dévalorisant par rapport à la situation qui est donc selon elle plus importante que ses propres besoins. Elle veut faire plaisir, elle se dit que c’est exceptionnel ou que la situation va changer.


Vagues, agitation

3- La personne va commencer à s’agiter de plus en plus, l’esprit s’agite mais pas dans un mode non constructif. Elle va commencer à rejeter la faute sur l’autre, à trouver de belles excuses à son mal-être chez l’autre. C’est la phase « d’agitation ». Elle manifeste son insatisfaction de façon souvent non-verbale. Le niveau de frustration augmente de plus en plus, de nouvelles émotions peuvent apparaitre comme la peur, la tristesse. L’agitation devient de plus en plus élevée. Le cumul de stimulations négatives augmente, la personne peut rester encore dans le cadre et se soumettre à la situation.


Point sur la table, violence, agressivité

4- Mais à un moment donné, elle sort du cadre, la goutte d’eau fait déborder le vase, jusqu’au moment, où elle entre dans la phase « d’agressivité, de violence ». Se mêlent dans cette phase de la culpabilité (colère envers elle-même) et du ressentiment envers l’autre. L’insatisfaction oriente la personne vers une vision ‘problème’, en se dévalorisant, et dévalorisant les autres. La tension dans laquelle se trouve la personne l’amène à des excès (alcool, sucre, chocolat …), à mal dormir ; elle connaît des déviances relationnelles, des processus de destruction. Et pour continuer à s’en sortir, elle renforce sa capacité à subir. Elle développe des erreurs de jugement, car elle ne raisonne qu’à court termes.


Page blanche, inhibition

5- Elle apprend à inhiber ses sensations. Elle encaisse, car elle a appris à se couper de ses émotions. Et c’est la spirale qui se met en marche. Elle apprend de mieux en mieux à s’adapter à la frustration. C’est la phase « d’inhibition ». Elle prend le risque que tout casse au niveau physique, au niveau émotionnel. Apparaissent souvent les maladies « inexpliquées », les tensions physiques, les maux de tête, etc…


Pour lutter contre cet environnement, la personne qui se victimisait jusque-là, va se transformer en persécuteur et elle entre dans le jeu psychologique du triangle dramatique de Karpman.

Comme elle se sent mal, elle vit dans le manque : de reconnaissance, de soutien, d’amour, etc…


La prise de conscience de ces étapes est déjà un début pour changer de comportement, pour passer d’un mode réactif à un mode proactif. Derrière tout manque, germe un besoin plus important.


Et alors, quelles sont les phases d’un comportement dit ‘proactif’ ? Je vous les expose ci-dessous brièvement car j’aime terminer sur une touche positive et constructive !!


1- Accueillir, écouter la sensation : qu’est-ce que tu ressens ?

2- Identifier ou écouter le besoin, ce qui est important : de quoi tu as besoin pour satisfaire ton ressenti ?

3- Décider de mettre de l’énergie pour aller chercher ce à quoi tu aspires : qu’est-ce que tu veux vraiment ? de quoi tu es capable pour mettre de l’énergie ?

4- Rechercher les options possibles pour aller vers …

5- Prendre le recul pour analyser ces options

6- Agir et prendre en compte la réaction de l’environnement

7- Célébrer l’action pour continuer à alimenter l’action : le plaisir est nourri et l’énergie se développe


Je ne peux pas passer sous silence le fait que le coaching vient aider la personne à vivre ces 7 étapes plus facilement. Seuls, nous sommes souvent noyés dans nos émotions, nos sensations, nos valeurs et nos besoins insatisfaits, ce qui nous empêche d’avancer vers notre monde merveilleux.



Victor Hugo a dit : « La créature a deux états possibles : être et vivre. Etre est l’état passif, vivre est l’état actif. »




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