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Emotions au boulot ?

Dernière mise à jour : 18 avr. 2022

Qui a dit que les émotions négatives ne passent pas la frontière maison-boulot ? Certainement une personne qui vivait de grandes émotions là où il ne souhaitait pas en vivre, au boulot !!

Oui, au travail, on se doit d’être fort, courageux, toujours en joie, enthousiaste… surtout si on est un leader dynamique, entraînant et volontaire. On se dit qu’on est évalué par rapport à sa capacité à gérer ses émotions. Mais que veut dire "gérer ses émotions" ? Certainement pas faire semblant de ne pas en avoir !!

Les entreprises ont fort heureusement évolué sur ce sujet, néanmoins, la culture de la réussite a la carapace dure, les émotions négatives sont encore perçues comme une faiblesse à bannir de nos quotidiens.


Les émotions négatives s’imposent et elles se faufilent toujours avec beaucoup de souplesse à l’intérieur de soi. Et plus on les refoule, plus elles deviennent puissantes. En réalité, plus on les rejette, plus elles s’amplifient.


Par exemple, imaginons un leader que je vais appelé Paulo, il arrive à son poste le matin, stressé, en colère pour x raisons, et il va tout faire pour dissimuler sa rage. Oui, parce qu’il n’a pas le droit de la montrer et encore moins de la vivre s’il veut être un « bon » chef. Le problème, c’est qu’il a du mal à gérer cette colère et comme je le disais, elle va s’amplifier au fil des heures. Il la rejette et il ne veut pas admettre qu'il se passe quelque chose à l'intérieur de lui.

Il arrive un moment où cette colère finit par s’exprimer malgré lui et là, personne ne comprend ce qu’il vient de se passer. Un volcan vient de passer en mode éruption et la lave coule à flots. Je vous laisse imaginer les dégâts collatéraux.


Et si je vous disais que cette colère peut cacher une autre émotion plus enfouie, plus secrète et plus sournoise ? Tellement sournoise que la personne elle-même ne la reconnaît pas ! Eh bien avec tout cela, on n'est pas sorti de l'auberge !!



Ce qu'il faut d'abord comprendre :


Le modèle de l’ennéagramme, dont j’ai déjà évoqué les grands principes dans des articles précédents, explique que nous avons accès plus facilement à une émotion plutôt qu’à une autre. Par exemple, certains ont un accès à la peur plus rapidement, plus facilement que d’autres. Et souvent, cet accès à la peur cache une autre émotion comme la tristesse ou la colère. Les émotions jouent à un-train-peut-en-cacher-un-autre !!

4 émotions

Dans le cas de ces personnes, leur peur accélère par exemple leur mental, leurs pensées. Vu de l’extérieur, on pourrait les trouver même paranos. Dans l’expression de cette peur extrême, se cache en réalité peut-être la colère par rapport à quelque chose, ou la tristesse par rapport à je ne sais quoi.

On pourrait avoir le même raisonnement avec une personne qui a accès plus facilement à la colère. Elle est en colère parce qu’elle a peur de quelque chose. Ou une personne qui a accès à la tristesse en premier lieu pourrait avoir peur de perdre le lien avec quelqu'un ou quelque chose… Etc…


Reprenons l'exemple de Paulo qui arrive à son poste énerv