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Manager & Collaborateur : La complémentarité au travail, secret d'un « vieux couple » qui dure ?

En février, les vitrines se remplissent de cœurs rouges et les fleuristes font le plein. On célèbre le couple, l'amour, l'entente parfaite.


Mais au bureau ?


Nous passons souvent plus de temps avec nos collègues ou nos collaborateurs qu’avec nos conjoints. Et pourtant, cette relation professionnelle est rarement choisie sur un coup de foudre. C’est un mariage de raison, basé sur des compétences et un CV.


Pour ce mois de février, j’avais envie d’aborder un sujet qui m’est cher : l’alliance professionnelle. Pas celle qui est lisse et polie. Mais celle qui frotte un peu, qui challenge, et qui finit par créer une valeur incroyable.


Complémentarité au travail



Le mythe du clone : pourquoi nous fuyons la complémentarité au travail


En tant que manager ou dirigeant, notre cerveau a un biais naturel : il cherche la sécurité. Et la sécurité, souvent, c'est la ressemblance.


Nous avons tendance à recruter ou à nous entourer de personnes qui fonctionnent comme nous.

  • Vous êtes structuré ? Vous cherchez de la rigueur.

  • Vous êtes visionnaire ? Vous cherchez de l'enthousiasme.


C'est confortable. La communication est fluide, on se comprend à demi-mot. Mais c’est aussi un piège. Car si tout le monde regarde dans la même direction avec les mêmes lunettes, qui voit l'angle mort ?


Savoir adapter sa communication est pourtant une clé du leadership, comme je l’évoquais dans mon article sur [les trois langages de l’influence].



Ma confession : quand la "structure" rencontre le "chaos"


Je ne vais pas vous mentir : l'appréciation de la différence n'a pas toujours été innée chez moi. Je l'ai apprise, parfois dans la douleur.


Je me souviens très précisément de projets où j'ai dû collaborer avec des profils radicalement opposés au mien. Moi qui suis attachée à la structure, à l'organisation et au cadre, je me retrouvais face à des personnalités extrêmement créatives, "free style", qui partaient dans tous les sens.


Mon premier réflexe ? L'agacement. C'était complexe pour moi. J'avais du mal à suivre leur cheminement de pensée. Je voyais ce manque de structure comme une perte de temps. Pire encore, je pensais – à tort – que ce désordre apparent allait nuire à la qualité du travail final. Je ne voyais pas encore la complémentarité au travail qui était en train de se jouer sous mes yeux.




De l'agacement à la "Danse" professionnelle


Et puis, il y a eu ce déclic. 💡


À force d'observer, j'ai réalisé qu'à un moment donné, toute cette matière brute, foisonnante et désordonnée, devenait une mine d'or. Eux apportaient l'étincelle, l'idée inattendue, la rupture. Moi ? J'avais la capacité de prendre cette matière et de la "ranger", de la structurer pour la rendre exploitable et performante.


J'ai compris ce jour-là que notre plus-value résidait exactement là, dans cet espace entre nos deux modes de fonctionnement.


Aujourd'hui, avec mes partenaires, c'est une mécanique bien huilée :


  1. Phase 1 : Je me laisse porter. Je lâche prise sur mon besoin de contrôle pour laisser l'autre exprimer son "free style" créatif.


  2. Phase 2 : L'autre s'appuie sur moi pour canaliser cette énergie, trier les idées et transformer le chaos en plan d'action.



Ce n'est plus "l'un contre l'autre", c'est une alliance. Chacun joue sa partition au moment où elle est la plus utile.




Comment activer cette complémentarité au travail dans votre équipe ?


Si vous managez une personne qui vous hérisse le poil parce qu'elle fonctionne à l'opposé de vous, posez-vous cette question : "Quelle est la compétence cachée derrière ce qui m'agace ?"


Souvent, ce que nous percevons comme un défaut chez l'autre est simplement l'excès d'une qualité que nous ne possédons pas. J'explique comment utiliser le Quadrant d'Ofman pour faire ce travail dans cet article : [Transformez vos "défauts" en atouts].


  • Son "manque de structure" est peut-être de l'agilité créative.

  • Sa "lenteur à décider" est peut-être une capacité d'analyse profonde (coucou les profils 5 et 6 de l'Ennéagramme !).

  • Son "impatience" est peut-être un moteur puissant pour faire avancer l'équipe.


L'Ennéagramme nous apprend qu'il n'y a pas de bon ou de mauvais profil. Il n'y a que des complémentarités à orchestrer.




🚀 Le défi du mois : Identifiez dans votre entourage pro cette personne "opposée". Au lieu d'essayer de la faire rentrer dans votre moule, proposez-lui un deal : "Sur ce projet, tu gères l'idéation sans limites, et je prends le relais pour la structuration. On essaye ?"


C'est ça, la véritable intelligence collective.




Cet article est le premier volet de notre série sur la Dynamique Relationnelle. Le mois prochain, nous verrons ce qui se passe quand l'alliance craque : comment transformer le conflit en opportunité.


Envie de mieux comprendre qui vous êtes pour mieux vous allier aux autres ?



Antoine de Saint-Exupéry a dit : "Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit."


Un petit déclic, un grand impact 🦋

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