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Conflits au travail : Et si vous arrĂȘtiez de les fuir pour mieux les gĂ©rer ?

  • Photo du rĂ©dacteur: Carla Rodrigues
    Carla Rodrigues
  • 4 mars
  • 3 min de lecture

"Surtout, pas de vagues."


C'est une phrase que j'entends souvent en filigrane lors de mes coachings. Beaucoup de managers pensent que leur rÎle est de lisser les aspérités, de maintenir une harmonie de façade. On met la poussiÚre sous le tapis en espérant qu'elle disparaisse.


Spoiler : elle ne disparaßt jamais. Elle s'accumule jusqu'à faire trébucher tout le monde.


Dans mon précédent article, je vous parlais de la [force de la complémentarité au travail].


Mais soyons honnĂȘtes : faire cohabiter des opposĂ©s, ça crĂ©e forcĂ©ment des frictions. La question n'est pas d'Ă©viter le conflit au travail, mais de changer le regard que l'on porte sur lui.


Conflit au travail


Le conflit au travail n'est pas le problĂšme, c'est le symptĂŽme


J'ai observé une constante chez mes clients : quand le ton monte (ou que le silence s'installe, ce qui est parfois pire), ce n'est presque jamais à cause du sujet apparent (le planning, le budget, la réunion).


Le conflit est un clignotant sur le tableau de bord. Il signale : "Une valeur importante pour moi est en train d'ĂȘtre piĂ©tinĂ©e."


  • Pour un profil rigoureux (type 1 ou 6 de l'EnnĂ©agramme), un retard n'est pas juste un retard : c'est un manque de respect du cadre.

  • Pour un profil relationnel (type 2), une critique froide n'est pas juste un feedback : c'est une rupture de lien.


Tant que vous répondez sur le "fait" sans adresser le "ressenti", le conflit reviendra.



Ma méthode "SOS" pour désamorcer une crise


PlutÎt que de chercher "qui a tort" ou "qui a raison" (le meilleur moyen de bloquer la situation), je vous invite à tester cette approche en trois temps la prochaine fois que vous sentez l'électricité dans l'air :


1. Stop (ArrĂȘter la rĂ©action)

Nos cerveaux sont cùblés pour l'attaque ou la fuite. Si vous répondez à chaud, c'est votre ego qui parle. Prenez un temps de respiration. Comme je l'expliquais dans mon article sur [l'expression des idées sans hausser le ton], le calme est votre meilleure arme d'autorité.


2. Observation (Sans jugement)

Décrivez la situation factuellement.

❌ “Tu es agressif.”

✅ “Je remarque que tu as coupĂ© la parole trois fois et que le volume de ta voix a augmentĂ©.”


3. Sens (La question magique)

C'est ici que tout se joue. Posez cette question Ă  votre collaborateur (ou Ă  vous-mĂȘme) : "Qu'est-ce qui est vraiment important pour toi dans cette situation ?"


Vous serez surpris de la réponse. Souvent, on passe de "Tu m'énerves" à "J'ai peur qu'on ne finisse pas à temps". Et ça, c'est un problÚme que vous pouvez résoudre ensemble.



Oser la confrontation bienveillante


Un conflit traversĂ© et rĂ©solu est souvent plus fĂ©dĂ©rateur qu'une entente polie superficielle. C'est ce qu'on appelle la confiance : savoir qu'on peut se dire les choses, mĂȘme dĂ©sagrĂ©ables, sans que la relation ne s'effondre.


Alors, la prochaine fois que ça "frotte" avec un collÚgue, ne fuyez pas.

Voyez-le comme une invitation Ă  creuser ce qui se joue vraiment sous la surface.



Envie d'aller plus loin ? Savoir gérer les tensions est l'une des compétences clés du Leader-Coach. Pour découvrir les autres, téléchargez mon livre blanc :




 Carl Jung a dit : "La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques : s'il se produit une réaction, les deux en sont transformés."



Un petit dĂ©clic, un grand impact 🩋



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