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Conflits au travail : Et si vous arrêtiez de les fuir pour mieux les gérer ?

  • Photo du rédacteur: Carla Rodrigues
    Carla Rodrigues
  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture

"Surtout, pas de vagues."


C'est une phrase que j'entends souvent en filigrane lors de mes coachings. Beaucoup de managers pensent que leur rôle est de lisser les aspérités, de maintenir une harmonie de façade. On met la poussière sous le tapis en espérant qu'elle disparaisse.


Spoiler : elle ne disparaît jamais. Elle s'accumule jusqu'à faire trébucher tout le monde.


Dans mon précédent article, je vous parlais de la [force de la complémentarité au travail].


Mais soyons honnêtes : faire cohabiter des opposés, ça crée forcément des frictions. La question n'est pas d'éviter le conflit au travail, mais de changer le regard que l'on porte sur lui.


Conflit au travail


Le conflit au travail n'est pas le problème, c'est le symptôme


J'ai observé une constante chez mes clients : quand le ton monte (ou que le silence s'installe, ce qui est parfois pire), ce n'est presque jamais à cause du sujet apparent (le planning, le budget, la réunion).


Le conflit est un clignotant sur le tableau de bord. Il signale : "Une valeur importante pour moi est en train d'être piétinée."


  • Pour un profil rigoureux (type 1 ou 6 de l'Ennéagramme), un retard n'est pas juste un retard : c'est un manque de respect du cadre.

  • Pour un profil relationnel (type 2), une critique froide n'est pas juste un feedback : c'est une rupture de lien.


Tant que vous répondez sur le "fait" sans adresser le "ressenti", le conflit reviendra.



Ma méthode "SOS" pour désamorcer une crise


Plutôt que de chercher "qui a tort" ou "qui a raison" (le meilleur moyen de bloquer la situation), je vous invite à tester cette approche en trois temps la prochaine fois que vous sentez l'électricité dans l'air :


1. Stop (Arrêter la réaction)

Nos cerveaux sont câblés pour l'attaque ou la fuite. Si vous répondez à chaud, c'est votre ego qui parle. Prenez un temps de respiration. Comme je l'expliquais dans mon article sur [l'expression des idées sans hausser le ton], le calme est votre meilleure arme d'autorité.


2. Observation (Sans jugement)

Décrivez la situation factuellement.

“Tu es agressif.”

“Je remarque que tu as coupé la parole trois fois et que le volume de ta voix a augmenté.”


3. Sens (La question magique)

C'est ici que tout se joue. Posez cette question à votre collaborateur (ou à vous-même) : "Qu'est-ce qui est vraiment important pour toi dans cette situation ?"


Vous serez surpris de la réponse. Souvent, on passe de "Tu m'énerves" à "J'ai peur qu'on ne finisse pas à temps". Et ça, c'est un problème que vous pouvez résoudre ensemble.



Oser la confrontation bienveillante


Un conflit traversé et résolu est souvent plus fédérateur qu'une entente polie superficielle. C'est ce qu'on appelle la confiance : savoir qu'on peut se dire les choses, même désagréables, sans que la relation ne s'effondre.


Alors, la prochaine fois que ça "frotte" avec un collègue, ne fuyez pas.

Voyez-le comme une invitation à creuser ce qui se joue vraiment sous la surface.



Envie d'aller plus loin ? Savoir gérer les tensions est l'une des compétences clés du Leader-Coach. Pour découvrir les autres, téléchargez mon livre blanc :




 Carl Jung a dit : "La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques : s'il se produit une réaction, les deux en sont transformés."



Un petit déclic, un grand impact 🦋



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